Le crowdfunding, ou financement participatif, permet à des particuliers de financer directement des projets ou des entreprises, via une plateforme en ligne, sous forme de don, de prêt ou d’investissement en capital.
Le crowdfunding met directement en relation des porteurs de projets et des particuliers prêts à les financer, via des plateformes en ligne. Il peut s’agir d’un don, d’un prêt ou d’un investissement en capital.
Les trois formes de crowdfunding
- Le don (avec ou sans contrepartie) : vous soutenez un projet artistique, associatif ou solidaire, parfois en échange d’un produit ou d’un remerciement. Aucun retour financier n’est attendu.
- Le prêt (crowdlending) : vous prêtez à une entreprise, contre intérêts, souvent via des obligations ou des minibons. Le crowdfunding immobilier en fait partie.
- L’investissement en capital (equity crowdfunding) : vous devenez actionnaire d’une jeune entreprise et espérez une plus-value en cas de revente.
Un cadre réglementé
Depuis novembre 2023, les plateformes de financement participatif en prêt ou en capital doivent être agréées comme prestataires de services de financement participatif (PSFP), selon un règlement européen. En France, cet agrément est délivré par l’AMF. Avant d’investir, vérifiez que la plateforme figure sur la liste officielle. Les plateformes doivent aussi tester vos connaissances et vous informer sur les risques.
Le crowdfunding immobilier
Vous prêtez à un promoteur pour financer une opération (construction, rénovation, marchand de biens), généralement pour 12 à 36 mois. Les rendements affichés sont élevés, souvent de 8 à 12 % par an, car le risque l’est aussi : depuis la crise immobilière de 2023, les retards de remboursement et les défauts se sont multipliés sur ce marché.
Exemple
Vous investissez 1 000 € dans un projet promettant 10 % par an sur 24 mois. Si tout se passe bien, vous récupérez environ 1 200 € avant impôt. Si le promoteur fait défaut, vous pouvez attendre des années, ou perdre tout ou partie de votre mise.
Les risques à connaître
- Perte en capital : partielle ou totale, notamment en capital-investissement.
- Illiquidité : impossible, en général, de récupérer votre argent avant l’échéance.
- Retards de remboursement fréquents.
Règle de prudence : n’y consacrez qu’une petite part de votre épargne et répartissez-la sur plusieurs projets (voir diversification). Les intérêts perçus sont soumis à la flat tax. Pour aller plus loin, lisez notre article sur le crowdfunding immobilier.