Un krach boursier est un effondrement brutal et rapide des cours de Bourse, souvent de plus de 20 % en quelques jours, généralement accompagné d’un mouvement de panique des investisseurs.
Un krach boursier frappe les esprits par sa brutalité : en quelques séances, voire en une seule journée, les cours s’effondrent et les investisseurs perdent une part importante de leur patrimoine.
Krach, correction ou marché baissier ?
- Correction : une baisse d’environ 10 % depuis un sommet, fréquente et souvent passagère.
- Marché baissier (bear market) : une baisse de 20 % ou plus, qui peut s’étaler sur plusieurs mois.
- Krach : une chute brutale et rapide, souvent de plus de 20 % en quelques jours, accompagnée d’une panique des investisseurs.
Les krachs les plus célèbres
- 1929 : le « jeudi noir » du 24 octobre ouvre la Grande Dépression aux États-Unis.
- 1987 : le 19 octobre, le « lundi noir », l’indice Dow Jones perd plus de 22 % en une seule séance.
- 2000-2002 : l’éclatement de la bulle internet fait chuter les valeurs technologiques.
- 2008 : la faillite de la banque Lehman Brothers, le 15 septembre, déclenche une crise financière mondiale.
- 2020 : en mars, la pandémie de Covid-19 provoque l’une des chutes les plus rapides de l’histoire, suivie d’un rebond tout aussi rapide.
Les causes
Un krach survient souvent après une période de hausse excessive (une bulle), lorsqu’un événement fait brutalement changer d’avis les investisseurs : faillite, choc économique, crise sanitaire ou géopolitique. Les ventes paniques, les appels de marge et les ventes automatiques amplifient ensuite la baisse.
Comment réagir ?
- Ne pas vendre dans la panique : les plus fortes baisses sont souvent suivies de fortes hausses, et vendre au plus bas fige la perte.
- Raisonner à long terme : le CAC 40 et les grands indices ont fini par dépasser leurs sommets d’avant-crise, même si cela a parfois pris des années.
- Diversifier et garder une épargne de précaution disponible, pour ne jamais être contraint de vendre au mauvais moment.
- Investir progressivement : des versements réguliers permettent d’acheter aussi lorsque les prix sont bas.
Exemple
Un portefeuille de 50 000 € investi en actions peut tomber à 33 000 € en quelques semaines lors d’un krach de 35 %. Un épargnant qui conserve ses positions et continue ses versements retrouve souvent sa valeur initiale lors de la reprise ; celui qui vend au plus bas encaisse définitivement la perte.
Pour vous préparer, relisez ce qu’il faut retenir de Warren Buffett en Bourse et notre article sur l’investissement progressif mensuel sur trackers.