En fiscalité, un abattement est une réduction appliquée à la base imposable, c’est-à-dire au montant sur lequel l’impôt est calculé, et non à l’impôt lui-même.
En fiscalité, un abattement réduit la somme sur laquelle l’impôt est calculé. Il en existe de nombreux, sur les revenus, les plus-values, les donations ou les successions.
Abattement, déduction et réduction d’impôt
- Un abattement diminue la base imposable, souvent d’un pourcentage ou d’un montant forfaitaire.
- Une déduction retranche une dépense précise du revenu imposable, par exemple une pension alimentaire ou un versement sur un PER.
- Une réduction ou un crédit d’impôt s’applique directement sur le montant de l’impôt.
Les principaux abattements
Sur les revenus
- 10 % pour frais professionnels sur les salaires (sauf option pour les frais réels), et 10 % sur les pensions de retraite, dans certaines limites ;
- 40 % sur les dividendes, uniquement en cas d’option pour le barème progressif ;
- 30 % en micro-foncier sur les loyers des locations nues ;
- 4 600 € par an (9 200 € pour un couple) sur les gains retirés d’une assurance vie de plus de 8 ans.
Sur le patrimoine et sa transmission
- 100 000 € par parent et par enfant pour les donations, renouvelable tous les 15 ans, et pour les successions ;
- 152 500 € par bénéficiaire sur les capitaux d’assurance vie issus de versements effectués avant 70 ans ;
- 30 % sur la résidence principale pour l’IFI ;
- abattements pour durée de détention sur les plus-values immobilières.
Exemple
Un parent donne 150 000 € à son enfant. L’abattement de 100 000 € s’applique : les droits de donation ne sont calculés que sur 50 000 €. Quinze ans plus tard, il pourra à nouveau donner 100 000 € sans droits.
Les montants sont fixés par la loi et peuvent évoluer : vérifiez-les avant toute opération importante. Pour optimiser votre fiscalité et votre transmission, lisez 5 stratégies pour optimiser la succession et notre article sur la défiscalisation.