Escompte : définition

Définition

L’escompte est une opération par laquelle une banque avance à une entreprise le montant d’un effet de commerce avant son échéance, en retenant des intérêts et des commissions.

L’escompte est l’une des plus anciennes techniques de financement à court terme des entreprises. Le mot désigne aussi une remise accordée pour paiement anticipé.

L’escompte bancaire

  • Le principe : une entreprise qui détient un effet de commerce (lettre de change, billet à ordre) payable dans 30, 60 ou 90 jours le remet à sa banque. La banque lui verse immédiatement le montant, diminué des agios.
  • Le coût : les agios comprennent des intérêts calculés sur la durée restant à courir jusqu’à l’échéance, et des commissions.
  • Le risque : l’escompte est réalisé « sauf bonne fin ». Si le client ne paie pas à l’échéance, la banque débite le compte de l’entreprise.
  • Le cadre : la banque accorde généralement une ligne d’escompte, c’est-à-dire un plafond d’effets qu’elle accepte de financer.

Exemple

Une entreprise remet un effet de 10 000 € à échéance de 60 jours. Avec un taux de 6 % par an, les intérêts s’élèvent à environ 100 € (10 000 × 6 % × 60/360). Avec 20 € de commissions, elle reçoit 9 880 € tout de suite.

L’escompte commercial

Dans le langage courant, l’escompte est aussi une réduction de prix accordée pour un paiement avant l’échéance. Entre professionnels, les factures doivent mentionner les conditions d’escompte applicables en cas de paiement anticipé, ou l’absence d’escompte.

L’escompte est aujourd’hui souvent remplacé par l’affacturage ou la mobilisation de créances par bordereau Dailly. Pour le détail du mécanisme et de ses coûts, consultez notre guide complet l’escompte.

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