La prévoyance regroupe les contrats d’assurance qui protègent l’assuré et sa famille contre les conséquences financières d’un arrêt de travail, d’une invalidité ou d’un décès.
La prévoyance protège vos revenus et votre famille face aux accidents de la vie. Elle est souvent confondue avec la mutuelle, alors que les deux contrats couvrent des risques très différents.
Que couvre un contrat de prévoyance ?
- L’incapacité temporaire de travail : des indemnités journalières complètent celles de la Sécurité sociale pendant un arrêt maladie ou après un accident.
- L’invalidité : une rente est versée si vous ne pouvez plus travailler, totalement ou partiellement, de façon durable.
- Le décès : un capital ou une rente est versé à vos proches (conjoint, rente éducation pour les enfants).
- La dépendance, dans certains contrats : une rente si vous perdez votre autonomie.
La mutuelle (ou complémentaire santé), elle, rembourse des frais médicaux : consultations, médicaments, hospitalisation, optique. La prévoyance ne rembourse pas de soins : elle compense une perte de revenus ou soutient financièrement la famille.
Prévoyance collective ou individuelle
Le contrat collectif d’entreprise
De nombreux salariés sont couverts par un contrat souscrit par leur employeur, imposé par une convention collective ou un accord d’entreprise. Pour les cadres, l’employeur doit financer une couverture en cas de décès à hauteur d’au moins 1,50 % de la tranche de rémunération inférieure au plafond de la Sécurité sociale. Les cotisations sont partagées entre employeur et salarié.
Le contrat individuel
Les travailleurs indépendants, professions libérales et chefs d’entreprise, mal couverts par leur régime obligatoire, ont tout intérêt à souscrire un contrat individuel. Sous conditions, les cotisations des contrats dits « Madelin » sont déductibles du bénéfice imposable.
Les points à vérifier
- la franchise (nombre de jours d’arrêt non indemnisés) et le délai de carence ;
- le montant des indemnités, exprimé en pourcentage du salaire ou en euros par jour ;
- la définition de l’invalidité retenue : barème de la Sécurité sociale ou barème propre à l’assureur ;
- les exclusions, notamment pour les maladies psychiques et les affections du dos ;
- les bénéficiaires désignés pour le capital décès.
Exemple
Un artisan gagnant 3 000 € par mois est arrêté six mois après un accident. Son régime obligatoire lui verse des indemnités limitées. Avec un contrat de prévoyance prévoyant 80 € par jour après 15 jours de franchise, il perçoit environ 13 200 € sur la période, ce qui lui permet de maintenir ses revenus et de payer ses charges fixes.
La prévoyance ne doit pas être confondue avec l’assurance emprunteur, qui ne couvre que le remboursement d’un crédit. Pour bien distinguer les contrats, lisez notre article mutuelle et prévoyance : fonctionnement et choix.