Un tracker, ou ETF, est un fonds coté en Bourse qui reproduit le plus fidèlement possible l’évolution d’un indice, comme le CAC 40 ou un indice mondial.
Tracker est l’autre nom des ETF, ces fonds cotés en Bourse qui reproduisent un indice. Le mot vient de l’anglais to track, « suivre » : un tracker suit son indice de référence au plus près.
Comment un tracker suit-il son indice ?
- Réplication physique : le fonds achète les titres de l’indice, tous ou un échantillon représentatif.
- Réplication synthétique : le fonds détient un panier de titres différent et conclut un contrat d’échange (swap) avec une banque, qui lui verse la performance de l’indice. Cette méthode permet notamment de loger dans un PEA des trackers exposés à des indices mondiaux.
L’écart entre la performance du tracker et celle de l’indice s’appelle la tracking error. Plus elle est faible, mieux le fonds remplit son rôle.
Pourquoi les trackers sont-ils si populaires ?
- Des frais très faibles : souvent 0,1 à 0,5 % par an, contre 1,5 à 2 % pour de nombreux fonds gérés activement.
- Une large diversification : un tracker sur un indice mondial investit dans plus de 1 000 entreprises.
- La simplicité : il s’achète et se vend en Bourse comme une action.
- La performance : sur longue période, une majorité de fonds actifs font moins bien que leur indice après frais.
Exemple
Vous investissez 200 € par mois pendant 20 ans dans un tracker mondial. Avec des frais de 0,2 % par an au lieu de 1,8 %, l’écart de frais peut représenter plusieurs milliers d’euros de capital supplémentaire à l’arrivée, à performance d’indice égale.
Les limites
Un tracker ne protège pas contre les baisses de marché : il les subit intégralement. Il faut choisir l’indice avec soin (zone, secteur, taille des entreprises), vérifier la devise et la politique de dividendes (capitalisation ou distribution).
Pour tout savoir, consultez notre fiche complète ETF et notre article sur l’investissement progressif mensuel sur trackers.