Le prêt à taux zéro (PTZ) est un prêt sans intérêts, aidé par l’État, destiné à compléter le financement de la première résidence principale des ménages sous conditions de ressources.
Le prêt à taux zéro (PTZ) aide les ménages aux revenus modestes ou moyens à acheter leur première résidence principale. Il ne coûte aucun intérêt et vient compléter un crédit immobilier classique.
Qui peut en bénéficier ?
- les primo-accédants : ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années (avec des exceptions, notamment en cas d’invalidité ou de catastrophe) ;
- sous conditions de ressources, appréciées selon le revenu fiscal de référence, la composition du foyer et la zone géographique ;
- pour un logement qui deviendra la résidence principale dans l’année suivant l’achat ou la fin des travaux.
Quels logements sont concernés ?
Le PTZ finance principalement l’achat d’un logement neuf. Dans l’ancien, il est réservé, dans certaines zones, aux logements nécessitant des travaux importants. Depuis 2025, le dispositif a été élargi aux maisons individuelles neuves sur tout le territoire. Les conditions (zones, plafonds, quotités) évoluent régulièrement : vérifiez-les auprès de votre banque ou sur le site du ministère du Logement au moment de votre projet.
Comment fonctionne-t-il ?
- Il finance une partie seulement du prix, selon un pourcentage qui dépend de vos revenus et du type de logement, et dans la limite d’un plafond d’opération.
- Il doit être complété par un ou plusieurs autres prêts, comme un crédit immobilier classique.
- Son remboursement peut être différé de 5, 10 ou 15 ans pour les ménages les plus modestes, pendant que le prêt principal est remboursé.
- Il est distribué par les banques ayant signé une convention avec l’État.
Exemple
Un couple achète un appartement neuf de 250 000 €. Selon ses revenus, il obtient un PTZ de 80 000 €, sans intérêts, remboursable après un différé de 10 ans. Le reste est financé par un prêt classique et son apport. Sur la durée, l’économie d’intérêts peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Le PTZ entre dans le calcul de votre taux d’endettement. Pour préparer votre dossier, lisez comment les banques évaluent un dossier et comment calculer sa capacité d’endettement.